Monthly Archive for novembre, 2003

Ping Pong

Pièce électronique, 2003
Juliette Fontaine et Thierry Fournier

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Ping-pong a été composée dans un processus d’aller-retours entre une série de fragments sonores sélectionnés et/ou composés par Juliette Fontaine, et Thierry Fournier qui les a agencés dans le cadre d’une performance sur ordinateur portable. Le dispositif instrumental final est formé d’un ordinateur portable et d’un banc de filtres analogiques. Tous les gestes de manipulation des processus en temps réel, de l’ordinateur et des instruments sont repris en direct par un micro, amplifiés, et intégrés au mixage.

En lien avec : Core, Pandore, Musique – Voir également la page Crédits.

Sweetest Love

Création musicale pour trois voix et électronique, 2003

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Sweetest Love est une série de sept pièces composée sur trois textes de John Donne, poète et philosophe du XVIe siècle, contemporain de Shakespeare (Song, Women’s constancy, A fever).

Ecrite pour trois voix d’hommes (ténor, baryton, basse) et électronique, la pièce alterne solis et trios, parties a capella et ensembles avec ordinateur. Sur un registre principalement mélodique, elle explore la plus grande fragilité possible des voix et un rapprochement extrême des trois tessitures vocales, confrontées à une écriture électronique dense et saturée.

Interprètes : Jean-François Chiama (ténor), Jean-Christophe Jacques (baryton), Jean-Loup Pagésy (basse), Thierry Fournier (électronique) – En lien avec : Sirène, Ping-Pong, Le Trésor des Nibelungen, Core, Seul Richard, Musique. Image : Meershaum, Jean-François Robardet 2005 (détail). Voir également la page Crédits

L’Ombre d’un doute

Installation interactive, 2003

L’installation L’ombre d’un doute constitue un « espace de controverses » : un ensemble de points de vue sur la science, la politique et les médias, mis en confrontation par la présence et les parcours des visiteurs. Le dispositif est constitué par une paroi circulaire sur laquelle sont projetées un grand nombre de phrases, et devant laquelle se déplacent les visiteurs. Ceux-ci apparaissent au mur sous la forme de « fantômes » blancs, qui font apparaître des séquences vidéos : 17 interviews de personnalités ou d’anonymes, une série d’achives TV, et un ensemble de lectures de textes par des comédiens autour des relations entre politique, science et médias. Chacun est confronté à deux formes simultanées de collectivité : celle qui se dessine à travers le contenu des séquences, et celle qui se construit en temps réel dans l’espace même de l’oeuvre.

Interviewés : activistes et membres d’associations (François Desriaux, Christophe Gérard, Anne-Laure Morin, Christophe Noisette), philosophes et sociologues (Marc Augé, Bernard-Marie Dupont, François Ewald, Pierre Lascoumes, Isabelle Stengers), un fermier (Hervé Touraquet), fonctionnaires et personnalités politiques (Bernard Bachelier, Alain Claëys, Martin Hirsch), chercheurs (Olivier Godard, Pierre-Henri Gouyon, Guy Riba, Jacques Testart). Extraits des textes : Giorgio Agamben (Moyens sans fins), Gilles Châtelet (Vivre et penser comme des porcs), Gilles Deleuze et Félix Guattari (Qu’est-ce que la philosophie ?), Georges Didi-Huberman (Ce que nous voyons, ce qui nous regarde), Bernard Kourilsky et Geneviève Viney (Rapport au premier ministre sur le principe de précaution), Bruno Latour (Du principe de précaution au principe de bon gouvernement), Maurice Merleau-Ponty (L’oeil et l’esprit), Francis Ponge (Le Parti pris des choses), Armand Robin (La Fausse Parole), Clément Rosset (Principes de sagesse et de folie), Isabelle Stengers (Sciences et pouvoirs – la démocratie face à la technoscience), Paul Watzlawick (La Réalité de la réalité : confusion, désinformation, communication), Ludwig Wittgenstein (De la certitude).

En lien avec : Conférences du dehors, The Life of Things, Ce qui nous regarde, Feedbackroom – Voir également la page crédits. Photos © Patrick Ageneau 2003.

Electric Bodyland

Installation sonore interactive, 2003

Electric Bodyland est une installation sonore interactive adaptée de la pièce musicale Core. Son dispositif est délibérément vide, simplement entouré d’une paroi périphérique. Chaque mouvement ou déplacement d’un visiteur produit une navigation à l’intérieur d’une pièce musicale qui se compose, se mixe et se spatialise au gré des manifestations du corps. 

Individuellement ou collectivement, les spectateurs explorent et jouent leur propre version d’une partition ouverte, dans une sculpture sonore qui se parcourt dans le vide, par le milieu, et de l’intérieur.

Captation vidéo (Bourges, Festival Synthèse 2003)

En lien avec : Core, Frost, Feedbackroom, Machine Histoires, Le Trésor des Nibelungen – Voir également la page Crédits.