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	<title>Thierry Fournier</title>
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		<title>Dépli</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 18:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Œuvres]]></category>

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		<description><![CDATA[installation cinématographique interactive]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Installation cinématographique interactive, 2008-2012 &#8211; </strong><br />
En dialogue avec le film <em>Last Room</em> de Pierre Carniaux</p>
[[Show as slideshow]]
<p><em>Dépli</em> est une installation cinématographique interactive : les spectateurs naviguent dans les plans et la temporalité d&#8217;un film, par l&#8217;intermédiaire d&#8217;une interface tactile disposée dans la salle. Un dispositif de &laquo;&nbsp;cinéma jouable&nbsp;&raquo;, qui s’éprouve comme le parcours d’un corps et d’un regard dans le film : glissements entre les rushes, mélanges, sens et vitesse de lecture, arrêts sur image… Par son geste, le spectateur investit, transforme et joue les opérations initialement dévolues à la production cinématographique.</p>
<p>Tourné au Japon par Pierre Carniaux, le film <em>Last Room</em> associe fiction et documentaire, en explorant les liens entre narrations individuelles, parcours dans le paysage et histoire collective. Le projet Dépli poursuit les recherches de Thierry Fournier sur la mise en jeu et l&#8217;implication du corps du spectateur dans sa relation aux œuvres. <em>Dépli</em> et <em>Last Room</em> partagent les mêmes rushes pour déployer deux formes complémentaires : un dyptique, formé par un film et une installation interactive. </p>
<p>Dépli sera présenté sous sa version finale sur Ipad le 30 janvier 2012 à la Scène nationale d&#8217;Evreux Louviers.</p>
<p><strong>Vidéo</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="472" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x5ed2d&amp;colors=special:FFFFFF;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="472" src="http://www.dailymotion.com/swf/x5ed2d&amp;colors=special:FFFFFF;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>En lien avec : <a href="http://www.thierryfournier.net/isirene" target="_self">Sirène</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/vers-agrippine" target="_self">Vers Agrippine</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/iopen-source" target="_self">Open Source</a> &#8211; Voir également la page <a href="http://www.thierryfournier.net/credits" target="_self">Crédits</a>.</p>
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		<title>Limbo</title>
		<link>http://www.thierryfournier.net/limbo/</link>
		<comments>http://www.thierryfournier.net/limbo/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 22:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Œuvres]]></category>

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		<description><![CDATA[installation interactive]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Installation interactive, 2011</strong><br />
Caméra, projecteur infrarouge, vidéoprojecteur, ordinateur &#8211; dimensions variables</p>
[[Show as slideshow]]
<p>Face aux spectateurs et dans une pièce noire, une projection vidéo se comporte à première vue comme un miroir, reflétant leur silhouette blanche et floue sur un fond noir. La renvoyant selon un autre axe, elle induit d’emblée un décalage et une tension dans la perception.</p>
<p>Au bout de quelques secondes apparaît à l’image une autre ombre, extrêmement lente et fondue, qui se déplace comme en glissant dans l’espace : la silhouette du visiteur lui-même, décalée dans le temps et infiniment ralentie. La perception de sa propre présence est alors prise dans un triple rapport entre le décalage dans l’espace, le ralentissement dans le temps et le décalage temporel progressif qui en résulte.</p>
<p>Côtoyant à la fois les univers de Peter Campus et de Hideo Nakata, l&#8217;œuvre invite le spectateur dans une logique spéculaire et paradoxale, pour l&#8217;accompagner d&#8217;une ombre passée qu&#8217;il ne cesse de poursuivre.</p>
<p><em>Limbo</em> a été créée et produite initialement dans le cadre du spectacle <em>Entrelacs</em> de Lionel Hoche (Centre des Arts d&#8217;Enghien et Centre national de la Danse, 2010 et 2011), avec le soutien du Dicréam. En lien avec : <a href="http://www.thierryfournier.net/reanimation" target="_self">Réanimation</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/feedbackroom" target="_self">Feedbackroom</a><a href="http://www.thierryfournier.net/open-source" target="_self">Open Source</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/lombre-dun-doute" target="_self">L&#8217;Ombre d&#8217;un doute</a>  &#8211; Voir également la page <a href="http://www.thierryfournier.net/credits" target="_self">Crédits</a>.</p>
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		<title>Fenêtre augmentée</title>
		<link>http://www.thierryfournier.net/fenetre-augmentee/</link>
		<comments>http://www.thierryfournier.net/fenetre-augmentee/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 08:46:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>thierry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Curatoriat]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Œuvres]]></category>

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		<description><![CDATA[installation interactive et curatoriat]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Installation interactive et curatoriat, 2011</strong><br />
Ecran tactile, caméra, dispositif informatique, dim. 100 x 80 x 230 cm</p>
[[Show as slideshow]]
<p><em>Fenêtre augmentée</em> est un « observatoire sensible » : une exposition qui prend un paysage à la fois pour sujet et pour support. Quinze artistes et auteurs ont été invités à proposer une œuvre ou une intervention sur le paysage du quartier des Halles à Paris. Leurs contributions sont géolocalisées et consultées sur une fenêtre tactile orientée sur ce paysage, dont elle retransmet la vidéo en direct.</p>
<p>Artistes et auteurs : Céline Flécheux (philosophe), David Beytelmann (historien politique et philosophe), Pierre Carniaux (réalisateur), Benjamin Laurent Aman, Ivan Argote, Marie-Julie Bourgeois, Juliette Fontaine, Thierry Fournier, Marie Husson, Tomek Jarolim, Felicia Atkinson, Jean-François Robardet, Marcos Serrano, Antoine Schmitt (artistes plasticiens), Christelle Bakhache et Clément Feger (étudiants-chercheurs Sciences Po Medialab).  Commissariat d’exposition : Thierry Fournier avec Grégory Diguet et Jean-François Robardet.</p>
<p>Les 140 œuvres et contributions créées ont toutes pour point de départ le paysage lui-même ou les modalités de son observation : immersion, mise à distance, surveillance, etc. Les auteurs les ont postées en se déplaçant dans le quartier (avec une application Iphone créée pour le projet) ou par internet (via un site dédié). Géolocalisées, elles se superposent alors au paysage vu à travers la fenêtre :</p>

<a href="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/fenetre-augmentee/plan-du-secteur.jpg" title="Fenêtre augmentée" class="shutterset_singlepic901" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cache/901__450x211_plan-du-secteur.jpg" alt="plan-du-secteur" title="plan-du-secteur" />
</a>

<p>Cette « fenêtre » est un écran tactile muni sur sa partie arrière d’une caméra qui filme le paysage en direct. En zoomant et en se déplaçant par le toucher dans la vidéo du paysage, le spectateur découvre progressivement les contributions des auteurs. Le choix d’un cadrage fixe et vertical, ainsi que le minimalisme de l’interface favorisent une découverte dans la profondeur, à travers une expérience sensible.</p>
<p><em>Fenêtre augmentée</em> propose ainsi une représentation collective et prospective d’un paysage : des approches habituellement dissociées (art contemporain, sciences humaines, géographie) y sont déployées dans une perspective commune. La &laquo;&nbsp;réalité augmentée&nbsp;&raquo; n’est pas utilisée ici dans un sens informatif ou immersif, mais comme espace d’exposition et de coexistence de différents points de vue.</p>
<p>Une deuxième édition permanente est programmée en Région Languedoc-Roussillon, pour 2012.</p>
<p><strong>Artistes et auteurs : œuvres et interventions</strong></p>
<p>- Benjamin Laurent Aman : <em>Football Season is Over, </em>2011<br />
- Ivan Argote : <em>Sans titre</em>, 2010 (réédition) / <em>Jobs</em>, 2011<br />
- Felicia Atkinson : <em>Ardents Abris</em>, 2011<br />
- Christelle Bakhache et Clément Feger : <em>Flux, prix et surveillance</em>, 2011<br />
- David Beytelmann : <em>Interview</em>, 2011<br />
- Marie-Julie Bourgeois : <em>Points chauds</em>, 2011<br />
- Pierre Carniaux : <em>Vous êtes ici</em>, 2011<br />
- Céline Flécheux : <em>Fenêtre et horizon (interview péripatéticienne)</em>, 2011<br />
- Juliette Fontaine : <em>Les Invisibles / J’ai rêvé la nuit verte / Nuages flottants, </em>2011<br />
- Thierry Fournier : <em>Panopticons / Fictionnalismes</em>, 2011<br />
- Marie Husson, <em>Vertigo</em>, 2011<br />
- Tomek Jarolim, <em>Monochromes</em>, 2011<br />
- Jean-François Robardet : <em>The Belly Dancer</em>, 2011<br />
- Marcos Serrano, <em>Direction home</em>, 2011<br />
- Antoine Schmitt, <em>No-control Tower</em>, 2011</p>
<p>Les biographies et sites des artistes sont accessibles sur le site du projet : <a title="Fenêtre augmentée" href="http://www.fenetre-augmentee.net" target="_blank">www.fenetre-augmentee.net</a></p>
<p>Projet co-produit par la Région Ile de France &amp; Cap Digital (lauréat appel à projets « Futur en Seine ») et par la Région Languedoc – Roussillon (lauréat appel à projet « Culture et TIC », qui donnera lieu à la création en 2012 d’une édition permanente de <em>Fenêtre augmentée</em> dans un site rural de montagne). Avec le concours du Medialab Sciences Po. Prototype co-développé dans le cadre de EnsadLab – Programme Drii &#8211; axe Surfaces Sensibles, École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris.</p>
<p>En lien avec : <a href="http://www.thierryfournier.net/hotspot" target="_self">Hotspot</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/aplus" target="_self">A+</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/lombre-dun-doute" target="_self">L&#8217;Ombre d&#8217;un doute</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/conferences-du-dehors" target="_self">Conférences du dehors</a>, la revue Pandore <a href="http://www.thierryfournier.net/pandore" target="_self">Pandore</a> &#8211; Voir également la page <a href="http://www.thierryfournier.net/credits" target="_self">Crédits</a>.</p>
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		<title>IRL</title>
		<link>http://www.thierryfournier.net/irl/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2011 14:54:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Œuvres]]></category>

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		<description><![CDATA[installation vidéo générative / intervention in situ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Installation vidéo générative / intervention in situ, 2011</strong><br />
Ecran LCD, ordinateur, accès internet &#8211; dim. 80 x 40 x 60 cm</p>
[[Show as slideshow]]
<p><em>IRL</em> est une installation vidéo générative qui s&#8217;accompagne d&#8217;une intervention préalable de l&#8217;artiste sur le site de l&#8217;exposition. Une série de plans vidéos muets et très courts décrit des détails saisis dans l&#8217;environnement de l&#8217;exposition. Cette série est diffusée aléatoirement sur un écran qui la juxtapose à un bandeau qui affiche l&#8217;heure, les news en temps réel et le taux du CAC 40.</p>
<p>Tournés in situ dans le langage des sujets de JT (mini-plans fixes, zooms, panoramiques), les plans sont montés automatiquement et en temps réel pendant l&#8217;exposition, par un logiciel qui assemble les plans cut et au hasard. Le bandeau de news / CAC 40 est alimenté par un fil RSS, lui aussi en temps réel. En résultent d&#8217;infinies superpositions du texte et de l&#8217;image, dans une logique où la banalité assumée de l&#8217;image et son formatage télévisuel se contamine de tous les sens que lui confèrent les news du jour &#8211; et inversement.</p>
<p><iframe frameborder="0" width="600" height="337" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl4ppf?width=560&#038;highlight=%238C8C8C"></iframe></p>
<p>En lien avec <a href="http://www.thierryfournier.net/hotspot" target="_self">Hotspot</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/usual-suspects" target="_self">Usual Suspects</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/aplus" target="_self">A+</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/conferences-du-dehors" target="_self">Conférences du dehors</a> &#8211; Voir également la page <a href="http://www.thierryfournier.net/credits" target="_self">Crédits</a>.</p>
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		<title>Usual Suspects</title>
		<link>http://www.thierryfournier.net/usual-suspects/</link>
		<comments>http://www.thierryfournier.net/usual-suspects/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 May 2011 10:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Œuvres]]></category>

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		<description><![CDATA[installation interactive]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Installation interactive, 2011</strong><br />
Caméra, ordinateur, vidéoprojection (en version environnement, dim. variables) ou écran LCD (en version sur écran, dim. 80 x 40 x 60 cm)</p>
[[Show as slideshow]]
<p>Une caméra braquée sur un espace public cerne d&#8217;un rectangle rouge toute personne ou tout objet en mouvement. Le dispositif est extrêmement sensible et réagit à <em>n&#8217;importe quel</em> mouvement : passants mais aussi pigeons, sacs en plastique volant dans la rue, reflets lumineux, ouverture d&#8217;une fenêtre, etc.</p>
<p>Déployant un système de surveillance rendu absurde par son caractère machinique, l’installation met en scène la « fictionnalisation du réel » dont se nourrissent mutuellement la société de contrôle et le cinéma de blockbusters : le spectacle du maintien de l’ordre.</p>
<p><iframe frameborder="0" width="600" height="337" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl4orf?width=560&#038;highlight=%238C8C8C"></iframe></p>
<p><em>Usual Suspects</em> a été exposée en 2011 à  Contexts (Paris) dans le cadre de <a href="http://www.thierryfournier.net/hotspot" target="_self">Hotspot</a> avec également <a href="http://www.thierryfournier.net/irl" target="_self">IRL</a>. Elle fait partie des œuvres présentées dans le cadre de <a href="http://www.thierryfournier.net/fenetre-augmentee" target="_self">Fenêtre augmentée</a> observatoire sensible (exposition au Centre Pompidou, juin 2011). Et sera exposée dans le cadre de la Nuit Blanche à Aubervilliers le 1er octobre 2011.</p>
<p>Photographies de Usual Suspects / Nuit Blanche, Aubervilliers, 1er octobre 2011 :</p>
[[Show as slideshow]]
<p>En lien avec : <a href="http://www.thierryfournier.net/hotspot" target="_self"<a href="http://www.thierryfournier.net/aplus" target="_self">A+</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/lombre-dun-doute" target="_self">L&#8217;Ombre d&#8217;un doute</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/conferences-du-dehors" target="_self">Conférences du dehors</a> &#8211; Voir également la page <a href="http://www.thierryfournier.net/credits" target="_self">Crédits</a>.</p>
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		<item>
		<title>Interview Digitalarti #5, fevrier 2011</title>
		<link>http://www.thierryfournier.net/digitalarti-5/</link>
		<comments>http://www.thierryfournier.net/digitalarti-5/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 18:56:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.thierryfournier.net/?p=2181</guid>
		<description><![CDATA[Thierry Fournier
Interview par Laurent Diouf, Digitalarti #5
Voir la copie de l&#8217;article ici
01_ Il est spécifié que Seul Richard est un « projet en cours ». Pouvez-vous nous décrire les étapes qui ont marqué le développement de cette création scénique, depuis son origine en 2006 jusqu&#8217;à sa forme actuelle ?

En novembre dernier, une moitié du spectacle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Thierry Fournier<br />
Interview par Laurent Diouf, Digitalarti #5</strong><br />
Voir la <a href="http://www.thierryfournier.net/press/Digitalarti-5_FR-P22-23.pdf">copie de l&#8217;article ici</a></p>
[[Show as slideshow]]
<p><strong>01_ Il est spécifié que <a href="http://www.thierryfournier.net/seul-richard" target="_self">Seul Richard</a></strong><strong> est un « projet en cours ». Pouvez-vous nous décrire les étapes qui ont marqué le développement de cette création scénique, depuis son origine en 2006 jusqu&#8217;à sa forme actuelle ?<br />
</strong><br />
En novembre dernier, une moitié du spectacle (45’ pour une durée de 1h30) a été présentée à la Chartreuse, après deux résidences consécutives. Le processus s’est déroulé en trois temps : une première maquette en 2006-2007, l’adaptation et la réalisation du film en 2008-2009, et en 2010 les répétitions avec Emmanuelle Lafon, Juliette Fontaine et Jean-François Robardet. « Projet en cours » signifie que nous recherchons aujourd’hui le dernier coproducteur du projet, qui pourra en accueillir la création. Cette logique est courante aujourd’hui pour les compagnies qui aboutissent des étapes de travail, tout en continuant à rechercher des partenaires.</p>
<p>Notre travail sur ce projet se poursuit donc depuis cinq ans, pour plusieurs raisons. Il a été conduit en même temps que <a href="http://www.thierryfournier.net/conferences-du-dehors" target="_self">Conférences du dehors</a>, série de performances que j’ai mis en scène, et de <a href="http://www.thierryfournier.net/reanimation" target="_self">Réanimation</a>, créé avec Samuel Bianchini et Sylvain Prunenec – tous deux en 2008. Ses recherches sur les relations entre dramaturgie, cinéma et dispositif interactif ont été menées à l’École nationale supérieure d’art de Nancy dans le cadre de l’atelier de recherche et création Electroshop &#8211; dont les étudiants sont également les interprètes du film. Enfin, mettant en scène Richard II dans la traduction de François-Victor Hugo, avec une actrice solo, un dispositif interactif, un film avec des amateurs et des musiciens au plateau, le projet ne s’inscrit pas spontanément dans le sens des spécialisations qui ont cours dans les réseaux de spectacle vivant. Sa production prend donc plus de temps que la moyenne et nécessite de pouvoir montrer le travail en cours.</p>
<p><strong>02_ Quelle « progression », quels autres développements envisagez-vous ?<br />
</strong><br />
La forme à laquelle nous sommes arrivés fin novembre est vraiment celle ce que je souhaite mettre en œuvre. La dimension qui reste à développer aujourd’hui est celle de la lumière, en même temps que le passage au plateau (nous étions jusqu’à présent en studio de répétition). Nous commençons des collaborations dans ce sens.</p>
<p><strong>03_ Pourquoi avoir précisément choisi Shakespeare (Richard II) pour ce type de création « multimédia » qui mêle vidéo, narration, interaction… ?<br />
</strong><br />
C’est plutôt l’inverse, et on touche là au cœur du projet. J’ai été attiré précisément par cette pièce pour ce qu’elle raconte de l’exercice et de la perte du pouvoir. Le texte m’a été présenté par Benoît Résillot, acteur, avec qui se sont élaborés les premiers prémices du projet. J’ai ensuite élaboré une proposition mettant en jeu cette séparation et ce rapport, fait de maîtrise et de perte de contrôle, entre un homme et le monde extérieur. Or, justement, un dispositif interactif est d’abord et avant tout un instrument de contrôle, dans une relation qui s’exerce toujours réciproquement : on joue et on est joué, on contrôle et on est contrôlé, face à une console comme à Facebook.</p>
<p>Dans <a href="http://www.thierryfournier.net/seul-richard" target="_self">Seul Richard</a>, ces dispositifs sont assumés comme tels, faisant partie intégrante de la logique du personnage. Pour résumer, Richard II décrit la trajectoire d’un monarque convaincu d’échapper aux lois du réel de par sa nature divine. Face aux événements qui lui échappent, son interrogation permanente sur lui-même et ce qu’il représente le conduit à la destitution, la prison et la mort. J’ai choisi de mettre en scène ces rapports entre Richard et le monde extérieur en travaillant avec un film, qui est manipulé et rejoué par le personnage. La comédienne produit des opérations de contrôle, mais également d’éloignement ou d’absorption dans l’image, de mise au point, de flou, etc. On ne sait pas si l’image lui est extérieure ou si elle résulte de sa propre pensée. Cette relation est renforcée par le fait que le film est tourné en steadycam et en caméra subjective : le « geste » de la caméra est constamment rejoué par celui de la comédienne au plateau. J’ai par ailleurs fait le choix le choix de travailler avec une majorité d’acteurs amateurs. La fragilité de leur présence à l’image s’oppose à la maîtrise apparente du discours de Richard, en même temps qu’elle l’ébranle et le contamine. Ensuite, la projection au plateau est constituée de plusieurs occurrences vidéo diffusées parfois simultanément, à plusieurs échelles qui permettent un grand nombre de dispositions entre le public, les interprètes et l’image. On voit que les choix opérés ne se situent pas seulement au niveau des dispositifs numériques, mais aussi des logiques d’écriture filmiques et scénographiques, de la direction d’acteur, etc.</p>
<p><strong>04_ D&#8217;autres pièces ou auteurs « classiques » auraient-ils pu également se prêter à ce « jeu » ?<br />
</strong><br />
Oui, bien entendu. C’est un des enjeux majeurs et constants du théâtre que de pouvoir réinterpréter des textes classiques avec de nouvelles modalités de représentation. Ce n’est pas parce que ces modalités passent par des dispositifs numériques qu’elles se couperaient de leurs antécédents : l’histoire est continue, il s’agit toujours de mise en scène.</p>
<p><strong>05_ Inversement, aimeriez-vous « mobiliser » des auteurs plus contemporains, Beckett ou Ionesco par exemple, autour d&#8217;une telle scénographie ?<br />
</strong><br />
Oui et pour les mêmes raisons &#8211; sauf que ces exemples sont plutôt des figures du siècle dernier. Tous les co-auteurs de Conférences du dehors sont contemporains (David Beytelmann, Juliette Fontaine, Noëlle Renaude, Jean-François Robardet, Esther Salmona). Je travaillerais aussi volontiers avec des auteurs comme Sonia Chiambretto, Philippe Malone, Eli Commins, qui ont une vraie conscience des enjeux politiques et sociaux contemporains, et développent parfois des logiques d’écriture extra-littéraires, issues des réseaux par exemple. C’était déjà le cas de Conférences du dehors qui travaillait avec des textes issus en temps réel de la télévision, de la lecture du paysage…</p>
<p>Pour répondre plus largement à votre question, je pense qu’il faut prendre garde à ne pas confondre écriture et mise en scène. Les écritures sont toujours contextuelles, on peut donc être tentés d’aller plus spontanément vers les textes qui partagent nos codes. C’est ce que font du reste beaucoup de programmateurs aujourd’hui. Mais c’est justement le travail d’un metteur en scène que d’actualiser des problématiques, de faire entendre ce qui, dans un texte de 2011 ou de 1170, va surgir de permanent et pouvoir nous interroger.</p>
<p><strong>06_ Vos précédentes performances (Vers Agrippine, Réanimation, Core) mettaient également en jeu des images, des regards, des gestuelles, des espaces redéfinis… Pouvez-vous nous préciser le fil rouge, les lignes directrices qui jalonnent votre travail artistique ?</strong></p>
<p>On peut donc ajouter Conférences du dehors, pour les raisons que j’évoquais. Il est intéressant que vous parliez de Core ou de Vers Agrippine (mais aussi Frost) qui sont des performances solo. Car un des fils rouges de mon travail est bien la mise en jeu du corps, presque dans le sens qu’évoquait Foucault : un corps traversé, distribué par les forces qui le relient au monde, parfois conflictuelles, mises en évidence à travers des situations et des dispositifs. J’ai compris a posteriori que c’est ce qui m’avait conduit de la musique à l’architecture, puis à ma pratique artistique actuelle.</p>
<p><strong>07_ Quels dispositifs, techniques ou artistiques, aimeriez-vous utiliser ou explorer à l&#8217;avenir ?<br />
</strong><br />
Je suis de plus en plus intéressé par les rapports de domination dans le travail et par la transformation de la nature, deux thématiques qui se redéploient vivement à travers la mondialisation. Je m’attaque aussi en ce moment à des questions sur le genre qui traversent mon travail de manière souterraine depuis longtemps. Enfin, je renoue plus précisément avec la sculpture et l’architecture, ce qui commençait à se manifester avec des travaux comme Frost, A+ ou Point d’orgue.</p>
<p><strong>08_ Pour conclure, en dehors de Seul Richard, sur quels autres projets travaillez-vous actuellement ?<br />
</strong><br />
Je prépare une installation, Hotspot, avec l’atelier Electroshop, qui sera présentée en avril à l’espace Contexts à Paris. Toujours dans le cadre nancéen, l’exposition collective Cohabitation (dont je suis co-curateur avec Jean-François Robardet) sera présentée au Musée des Beaux-Arts de Nancy du 5 au 25 février. Du 27 février au 4 mars, Entrelacs du chorégraphe Lionel Hoche, dont j’ai signé la création vidéo interactive, sera joué au CND à Pantin. Ensuite Futur en Seine à Paris en juin avec une nouvelle installation, Fenêtres augmentées, dont une édition pérenne verra ensuite le jour en région Languedoc-Roussillon. Et, bien entendu, la suite de Seul Richard, dont j’espère que nous pourrons vous présenter bientôt la création complète !</p>
<p>Seul Richard<br />
Création scénique d’après Richard II de William Shakespeare &#8211; Traduction de François-Victor Hugo<br />
Conception et mise en scène : Thierry Fournier<br />
Avec : Emmanuelle Lafon<br />
Adaptation, scénographie et musique, interprètes : Thierry Fournier, Juliette Fontaine, Jean-François Robardet<br />
Chargée de diffusion : Frédérique Payn (frederiquepayn@gmail.com) – vidéo consultable sur demande<br />
Web : www.thierryfournier.net</p>
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		<title>Hotspot</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 11:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Curatoriat]]></category>

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		<description><![CDATA[exposition]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Exposition du 15 avril au 5 mai 2011<br />
Réalisée dans le cadre de l&#8217;atelier de recherche et création Electroshop (Ensa Nancy), en collaboration avec Jean-François Robardet.</p>
[[Show as slideshow]]
<p>Contexts (1) présente un projet inédit de Thierry Fournier, <em>Hotspot</em>, qui investit l’ensemble de son espace et de ses vitrines.</p>
<p>Sous les pas des visiteurs, des débris de verre craquent sur le sol. Amplifiés et déformées, ils se mêlent à des bribes sonores de films-catastrophe. Simultanément, une couverture médiatique diffuse vers la rue reportages et breaking news, pendant que le dehors est maintenu sous surveillance : caméras, captations, cartographies&#8230;</p>
<p>Théâtre d’opérations dérisoire, l’exposition forme une interface entre des mondes qui s’observent et se surveillent : un intérieur et un extérieur, réciproquement porteurs de menaces, dont les spectateurs sont à la fois observateurs et protagonistes actifs. Un <em>storytelling de la peur</em> en expérimentation.</p>
<p>Associant matériaux bruts, vidéo, son, dispositifs interactifs et cinéma, <em>Hotspot</em> rassemble des thématiques caractéristiques des recherches de Thierry Fournier : l’articulation de situations et de perceptions qui engagent le corps et le spectateur, ainsi qu’une réflexion sur les relations entre art, politique, fiction et documentaire, déployée ici dans une pratique in situ.</p>
<p>En lien avec <a href="http://www.thierryfournier.net/hotspot" target="_self">Hotspot</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/irl" target="_self">IRL</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/aplus" target="_self">A+</a>, <a href="http://www.thierryfournier.net/conferences-du-dehors" target="_self">Conférences du dehors</a> &#8211; Voir également la page <a href="http://www.thierryfournier.net/credits" target="_self">Crédits</a>. </p>
<p>(1) Réunissant trois professionnels de la médiation (Pierre Marsaa, Anastassia Makridou – Bretonneau, Mari Linnman), <a href="http://www.contexts.fr/">www.contexts.fr</a> Contexts propose dans un même lieu un bureau d’études, une agence de production / diffusion et un espace d’exposition.</p>
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		<title>Setup</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 21:48:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Œuvres]]></category>

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		<description><![CDATA[installation sonore]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Installation sonore autoritaire et projection sur écran miniature, 2011</p>
[[Show as slideshow]]
<p><em>Setup</em> est une installation sonore qui délivre des ordres absurdes ou réels aux visiteurs d&#8217;une exposition, dans le registre des messages de sécurité de compagnies aériennes : « Tout ceci est accessible parce qu’il s’agit de sculpture publique », « Tout va bien se passer », etc. (voir extraits ci-dessous). La diffusion des messages est espacée de longs silences aléatoires.</p>
<p>Sur l’écran de l’Ipod qui diffuse les messages, figure une image de la salle prise<em> in situ</em>, comme vue par l’œil de la machine.</p>
<p>Les textes incluent des citations proposées par Jean-François Robardet.<br />
Voix : Juliette Fontaine.</p>
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		<title>Electroshop</title>
		<link>http://www.thierryfournier.net/electroshop/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 21:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[atelier de recherche et création, ENSA Nancy]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Atelier de recherche et création &#8211; École nationale supérieure d&#8217;art de Nancy</strong></p>

<a href="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cohabitation/img_7352.jpg" title="" class="shutterset_singlepic735" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cache/735__600x400_img_7352.jpg" alt="img_7352" title="img_7352" />
</a>

<p>Depuis cinq années, l’Atelier de Recherche et Création <em>Electroshop</em> est consacré à la recherche sur les dispositifs scéniques interactifs. Une ligne de recherche s’est établie autour de la problématique des dispositifs interactifs et des œuvres partagées, sous la forme d’un partenariat entre l’École nationale supérieure d&#8217;art de Nancy et le laboratoire Citu (Création interactive transdisciplinaire universitaire, fédération de laboratoires des Universités Paris 1 et Paris 8) qui a donné lieu à la signature d’une convention entre l’Ensa Nancy et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.</p>
<p>Ce projet de recherche qui regroupe des artistes, des doctorants et des étudiants des ateliers Artem Nancy, s’articule en deux volets :<br />
- Un aspect théorique organisé autour de séminaires faisant intervenir des artistes, des chercheurs et des spécialistes dans les disciplines qui concernent ce sujet.<br />
- Un aspect pratique par l’intermédiaire de l’atelier de recherche et création “Electroshop” dans lequel sont développés des œuvres artistiques développant des environnements scéniques interactifs.</p>
<p>Initié par Samuel Bianchini en 2003, cet atelier de recherche et création est aujourd&#8217;hui dirigé par Thierry Fournier (artiste plasticien) et co-animé avec Jean-François Robardet (artiste, ancien étudiant de l’Ensa Nancy). La coordination et le suivi de la recherche se fait chaque semaine durant l’atelier de recherche et création Electroshop, qui a lieu chaque vendredi du calendrier scolaire Artem, à l&#8217;Ensa Nancy. Les ateliers Artem ont la particularité d’accueillir conjointement des étudiants de l’Ensa, d’ICN et de l’Ecole des Mines de Nancy. L’atelier Electroshop est ouvert à 12 étudiants maximum, l&#8217;équilibre souhaité étant 4 pour chacune des trois écoles.</p>

<a href="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cohabitation/img_7382.jpg" title="" class="shutterset_singlepic743" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cache/743__600x400_img_7382.jpg" alt="img_7382" title="img_7382" />
</a>

<p><strong>Les dispositifs scéniques interactifs</strong></p>
<p>L’Arc Electroshop explore la question des dispositifs interactifs, dans le contexte d’installations, de créations scéniques ou performatives. Cette recherche se caractérise par trois directions principales : la notion de geste, la relation entre spectateurs et interprètes, et les mutations de la notion d’écriture. La question de l’interactivité dans un contexte scénique (théâtre, danse, performance) est nécessairement liée à la relation entre le corps et le geste de l’interprète ou du spectateur, et leur environnement. Le terme de geste est alors à comprendre dans son sens le plus large, de l’action corporelle à l’acte de langage : tout mouvement humain qui peut être « capté » par un dispositif réagissant en temps réel à ses variations. Les objets de la recherche portent donc sur l’invention de ces dispositifs, la conception du geste dans ces conditions, et la production de représentations multimédias à partir de la relation entre geste et dispositif en temps réel.</p>
<p>Deuxièmement, et toujours dans ce contexte scénique, les dispositifs interactifs peuvent concerner tout aussi bien les spectateurs que les interprètes, qui peuvent non seulement partager le même espace, mais aussi entrer en interaction avec les mêmes dispositifs. Les questions ouvertes par cette direction sont nombreuses : enjeux d’une mise en scène ou mise en jeu du spectateur, relations entre installation et performance, exploration des différences de pratique des dispositifs par les spectateurs et par les interprètes.</p>
<p>Enfin, l’invention de formes interactives renouvelle profondément la notion d’écriture (texte, chorégraphie, partition musicale) dans la mesure où celle-ci n’est pas fixée linéairement en amont, mais résulte d’une relation réciproque entre protagonistes (public et/ou interprètes) et dispositifs. Se posent alors des questions liées aux enjeux d’une écriture scénique, de l’élaboration d’une temporalité spécifique, et de l’invention de protocoles de production textuels, gestuels, spatiaux, sonores et musicaux.</p>

<a href="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/reanimation/reanimation_07.jpg" title="" class="shutterset_singlepic130" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cache/130__600x400_reanimation_07.jpg" alt="reanimation_07" title="reanimation_07" />
</a>

<p><strong>Association de la recherche et de la création</strong></p>
<p>Outre ses domaines de recherche spécifiques, Electroshop se caractérise depuis 2004 par le fait que les étudiants n’y développent pas un projet personnel, mais sont invités à participer à une recherche par projet, en étant impliqués sur l’ensemble de la conception et de la réalisation d’une œuvre sous l&#8217;autorité de l’artiste coordinateur. Un tel principe permet d’installer une dynamique d’excellence par l’articulation de la recherche et de la pédagogie, la première faisant levier pour la seconde. Des créateurs professionnels, avec des étudiants, initient, conçoivent, expérimentent, réalisent, dirigent et rendent public un projet artistique. Impliqués sur toutes les phases et registres de la création, les étudiants font l’expérience complète d’un projet d’envergure, pluridisciplinaire, collectif et techniquement prospectif. La finalisation, l’exposition et la diffusion dans un contexte professionnel des œuvres développées dans le cadre de l’Arc inscrit ainsi l’ensemble du processus de travail dans une logique de valorisation et de diffusion de la recherche.</p>
<p>Le projet de recherche « Dispositifs scéniques interactifs » s’interroge sur la conception de tels dispositifs, sur leurs règles fondamentales et leurs systèmes de représentation. En plus d’étudier de tels dispositifs selon un principe de veille technologique, ce projet de recherche accompagne leur développement en y introduisant une problématique esthétique et artistique, qui s’exerce chaque année à travers la réalisation d’une œuvre, « projet support » qui constitue le démonstrateur des axes de recherche de l’Arc.</p>
<p><strong>Historique des partenariats et publications</strong></p>
<p>L’ENSAN et ses partenaires mettent une œuvre une dynamique concrète de valorisation de la recherche :</p>
<p>- par une diffusion des créations de l’Arc auprès de contextes professionnels et de publics élargis, faisant connaître les travaux de recherche auprès d’une large audience. Depuis 2004, cinq œuvres ont été réalisées dans le cadre de l’Arc Electroshop. L’ENSAN intervient pour tous ces projets comme coproducteur principal, en partenariat avec plusieurs institutions publiques et privées.</p>
<p>- par des actions régulières de publication sur différents supports. L’ENSAN intervient pour toutes ces publications comme coproducteur et/ou coéditeur (Les Éditions du Parc)</p>

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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.thierryfournier.net/wordpress/wp-content/gallery/cache/724__600x400_image-06.jpg" alt="image-06" title="image-06" />
</a>

<p><strong>Diffusion et partenariats</strong></p>
<p>- En 2001, exposition <em>Hôtel des Beaux-Arts</em>, Hôtel des Beaux-Arts, Nancy.<br />
- En 2003, Exposition <em>Promotion Artem</em> au Centre commercial Cora Houdemont.<br />
- En 2005, première version de la création interactive pour danseur et spectateurs <a href="http://www.thierryfournier.net/reanimation" target="_self">Réanimation</a>, avec diffusion publique le 5 juillet 2005 au Ballet de Lorraine. Partenariats : Centre chorégraphique national – Ballet de Lorraine, SFR-Cegetel.<br />
- En 2006, installation <a href="http://www.dispotheque.org/doc/poursuite/fr/index2.htm#psuite" target="_blank">30&#215;30 – Poursuite</a>, créée en dialogue avec la proposition chorégraphique 30&#215;30 de Paul-André Fortier. Présentation publique à Nancy, place de la Gare et tour Thiers le 6 mai 2006. Partenariat : Centre chorégraphique national – Ballet de Lorraine.<br />
- En 2006, exposition de <a href="http://www.dispotheque.org/doc/poursuite/fr/index2.htm#psuite" target="_blank">30&#215;30 – Poursuite</a> à la Ménagerie de Verre (Paris) dans le cadre du festival « Les Inaccoutumés » à l’invitation de Philippe Quesne. Partenariats : Vivarium Studio, Ménagerie de Verre, CiTu.<br />
- En 2007, installation <a href="http://www.thierryfournier.net/feedbackroom" target="_self">Feedbackroom</a> successivement exposée à l’ENSAN puis dans le cadre de l’expo-labo OUTLAB organisée par le CiTu à la Bellevilloise (Paris). Partenariats : SFR-Cegetel, CiTu, CIDMA, La Bellevilloise, Pandore Production.<br />
- En 2008, version finale de la création interactive pour danseur et spectateurs <a href="http://www.thierryfournier.net/reanimation" target="_self">Réanimation</a>, créée dans le cadre du festival Next à l’Espace Pasolini (Valenciennes). Partenariats : Espace Pasolini – Jeune Théâtre International, avec le soutien du Groupe ICN et du Groupe SFR-Cegetel.<br />
- En mai 2009, présentation de <a href="http://www.thierryfournier.net/reanimation" target="_self">Réanimation</a> au festival international Rencontres chorégraphiques de Carthage (Tunisie), organisées par Syhem Belkodja et Philippe Baudelot.<br />
- En 2009, tournage du film de la création scénique <a href="http://www.thierryfournier.net/seul-richard" target="_self">Seul Richard</a> avec l&#8217;ensemble des étudiants de l&#8217;Arc.<br />
- En avril 2010, exposition <a href="http://www.thierryfournier.net/cohabitation" target="_self">Cohabitation</a> à l&#8217;École nationale supérieure d&#8217;art de Nancy<br />
- En novembre 2010, résidences de création de Seul Richard au Théâtre de la Mauvaise Tête (Marvejols, Lozère) et à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon, Centre national des écritures du spectacle.<br />
- En février 2011, exposition <a href="http://www.thierryfournier.net/cohabitation" target="_self">Cohabitation</a> au Musée des Beaux-arts de Nancy<br />
- en avril 2011, exposition <a href="http://www.thierryfournier.net/hotspot" target="_self">Hotspot</a> à Contexts, Paris</p>
<p><strong>Publications</strong></p>
<p>- Publication <em>Hôtel des Beaux-Arts</em>, Édition ENSA Nancy 2001.<br />
- Publication <em>Promotion Artem / École nationale supérieure d&#8217;art de Nancy, projets des Ateliers de recherche et création Artem</em>, Édition ENSA Nancy 2003, avec le soutien de la Communauté urbaine du Grand Nancy et du Ministère de la Culture et de la Communication<br />
- DVD <a href="http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=1227&amp;menu" target="_blank">Poursuite de Poursuite</a> coédité en 2008, dans la collection Import, par Les presses du réel / MFC &#8211; Michèle Didier, co-édité par l’ENSAN / Les Éditions du Parc<br />
- DVD <a href="http://www.ieditions.fr/index.php?rubrique=2&amp;categorie=musicimg&amp;id=44" target="_blank">Feedbackroom</a> édité en 2009 aux Éditions du Point d’Exclamation, co-édité par l’ENSAN / Les Éditions du Parc.<br />
- Publication <a href="http://www.rezolibre.com/liste.php?cate=295&amp;nb=8" target="_blank">R&amp;C – Recherche et création</a>, présentant un ensemble de projets de recherche en art, dont les axes de recherche de l’ENSAN, est à paraître en 2009. Ouvrage dirigé par Samuel Bianchini, co-édité par les  Éditions Burozoïque et l’ENSAN / Les Éditions du Parc.</p>
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		<title>Seul Richard &#8211; Captation vidéo de répétition</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 17:48:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y pas d&#8217;extrait, car cet article est protégé.]]></description>
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