The Self and the World

deux films collectifs et une exposition (2015-2016)

Deux films collectifs et une exposition (2015-2016)
Galerie NaMiMa, École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, 22-29 mai 2016

Projet conçu et dirigé par Thierry Fournier et Jean-François Robardet, sur une proposition de Thierry Fournier. Avec: Mathilde Bénard, Simon Boutelou, Elina Chared, Lucile Doos, Isis Gondouin, Lise Guerder, Oualid Hariss, Anaïs Juin, Heather Krasker, Bora Kwak, Ming-Ying Lu, Rostom Nakmouche, Su-Min Park, Antoine Py et Fan Wang (2015), Aurélie Ayub, Marine Calamai, Anne-Sophie Dautheville-Guibal, Bao-Vi Defaux, Alix Desaubliaux, Sarah Guermonprez, Qijia Hu, Dori Lee, Jean-Christophe Louviot, Paul-Edouard Puyo (2016).

Créés en 2015 et 2016, les deux films The Self and the World sont chaque fois composés d’une série de séquences réalisées par les étudiant·e·s. Qu’est-ce qui, dans la vie de chacun·e, s’adresse au monde ? Et en quoi le monde qui l’entoure s’adresse-t-il à elle ou à lui ? D’une durée de quelques minutes, chaque séquence individuelle met en regard les deux points de vue, sous la forme d’un diptyque.

Les matériaux filmiques employés sont des séquences tournées avec les moyens du bord (caméras, smartphones…), des vidéos trouvées sur YouTube, des captures d’écran, des navigations sur internet… Le projet témoigne ainsi de la manière dont les formes vernaculaires du web, l’usage conversationnel des images et les pratiques contemporaines des technologies concourent à la formulation d’une image de soi et d’une vision du monde, dans une perspective qui embrasse aussi bien des références cinématographiques que les images quotidiennes glanées ou produites sur les réseaux.

The Self and the World (film 2015)

The Self and the World (film 2016)

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Photos de l’exposition en galerie NaMiMa, Ensad Nancy, mai 2016

Dirigé par Thierry Fournier et Jean-François Robardet, l’atelier de recherche et création Electroshop explore depuis de nombreuses années le rôle du numérique en art, sous de multiples formes : expositions, éditions, créations plastiques ou scéniques, etc. Il aborde aussi bien les incidences du numérique dans les pratiques de l’art et les esthétiques contemporaines, que les formes d’œuvres, leurs relations aux spectateurs et leur inscription dans des logiques de flux et de réseau.

Atelier de recherche et création ARTEM Electroshop : École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, École des Mines de Nancy, ICN Business School. Projet re?alise? en 2015 avec le concours du Conseil Régional de Lorraine.

Cohabitation II

commissariat d’exposition, 2012

Atelier et exposition collective, École nationale supérieure d’art de Nancy / Artem, 2011-2012
Exposition galerie NaMiMa, Ensa Nancy, mars 2012
Coordination et curatoriat : Thierry Fournier et Jean-François Robardet

Œuvres de Alice Adenis, Romain Hantz et Jérôme Gonzales / Anne-Sophie Banach, Laureline Maudet et Guillaume Cadot / Wei Chang, Charlotte Moreau et Se Won Hwang / Benoît Henry / Brice Mantovani / Xiao-Jun Song et Guilhem Mariotte / Marianne Villière, étudiants de l’École nationale supérieure d’art de Nancy, de l’École nationale supérieure des Mines de Nancy et de ICN Business School.

L’atelier de recherche et création Cohabitation est consacré aux œuvres mettant en jeu les médias numériques : installations, performances, créations scéniques. Les étudiants de trois écoles y participent : École nationale supérieure d’art de Nancy, ICN Business School, Ecole nationale supérieure des Mines de Nancy, dans le cadre de l’alliance ARTEM. Ils sont impliqués sur l’ensemble de la conception et de la réalisation d’une œuvre ou d’une série de travaux, sous la direction des artistes coordinateurs, jusqu’à leur présentation publique.

L’exposition Cohabitation présente cinq installations qui partagent le même espace, chacune d’entre elles proposant une interaction avec les visiteurs et/ou une relation avec les autres dispositifs. Le projet propose une expérience sur le processus de création d’un dispositif de relations, dans ses dimensions à la fois artistiques et sociales : comment élaborer une exposition où chacun des objets se définit dans ses relations avec les autres et avec le public ? Comment penser la nécessaire autonomie d’un dispositif, tout en concevant un projet et un espace commun ?

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Œuvres

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Alice Adenis, Romain Hantz et Jérôme Gonzales

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Anne-Sophie Banach, Laureline Maudet et Guillaume Cadot

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Wei Chang, Charlotte Moreau et Se Won Hwang

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Brice Mantovani

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Xiao-Jun Song et Guilhem Mariotte

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Marianne Villière

Crédits

Photographies © Thierry Fournier 2012
Avec le soutien de la Région Lorraine – aide à la recherche

Fenêtre augmentée

cycle d’expositions, 2011-2015

Cycle d’expositions collectives et installations in situ, 2011-2015 et 2019
Commissariat d’exposition Thierry Fournier
Voir également : The Watchers

Le projet Fenêtre augmentée propose une fenêtre sur un paysage comme dispositif d’exposition collective. Une caméra filme en direct un point de vue sur un paysage choisi. Les artistes invités proposent des pièces prenant cette vue pour point de départ : vidéos, œuvres interactives, dessins… Les œuvres sont ensuite positionnées sur la vidéo du paysage, diffusée en direct sur un écran tactile. Le paysage constitue donc à la fois le point de départ et l’espace d’exposition des œuvres. La démarche du projet réside simultanément dans son protocole de travail avec un site, des artistes et un dispositif spécifique, ainsi que dans l’installation qui constitue l’exposition.

Fenêtre augmentée est une série, chaque paysage ayant donné lieu à de nouvelles invitations et créations. Six expositions ont eu lieu : Centre Pompidou (Paris) en 2011 ; Fort Lagarde / Prats de Mollo en 2012 ; Friche La Belle de Mai (Marseille) en 2013, Château royal de Collioure en 2014 et La Panacée (Montpellier) en mars 2015. Enfin, les œuvres de Fenêtre augmentée Collioure ont été remises en jeu à Tokyo en 2019, avec l’exposition The Watchers – mais avec un dispositif par œuvre, au lieu d’un seul pour toutes.

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Artistes et auteurs

L’objectif du projet a d’emblée été d’inviter simultanément des auteurs (philosophes, critiques, chercheurs) et des artistes. Depuis 2011, 22 artistes et auteurs ont créé des œuvres dans le cadre de ce projet : Christelle Bakhache et Clément Feger (chercheurs en sciences sociales), David Beytelmann (historien et philosophe), Christine Breton (conservatrice du patrimoine), Pierre Carniaux (réalisateur), Jean Cristofol (philosophe), Céline Flécheux (philosophe et historienne de l’art), Benjamin Laurent Aman, Ivan Argote, Marie-Julie Bourgeois, Grégory Chatonsky, Juliette Fontaine, Thierry Fournier, Simon Hitziger, Marie Husson, Tomek Jarolim, Luce Moreau, Marine Pagès, François Parra, Jean-François Robardet, Marcos Serrano et Antoine Schmitt (artistes). Ces derniers présentent des pratiques extrêmement diverses (œuvres numériques, dessin, photographie, vidéo…) mais tous présentent au cœur de leur travail une adresse aux enjeux qui se tissent entre individu, espace et communauté. La co-présence de leurs démarches s’exerce dès les résidences : quelques jours partagés sur place qui ouvrent à une rencontre du lieu, des autres invités, de l’équipe du projet (aussi bien artistique que technique) et des interlocuteurs locaux du projet.

Il ne s’agit donc pas en premier lieu d’aborder le paysage – et avec lui la suprématie du regard que ce terme évoque – mais d’éprouver physiquement un territoire et ses situations.

Chacun propose ensuite non seulement une lecture et une interprétation de ce lieu à travers l’image de la fenêtre –  mais aussi son propre positionnement et le degré de distance qu’il choisira d’instaurer entre le spectateur, l’écran, le paysage et le territoire lui-même. La diversité des pratiques des artistes et auteurs accompagne concrètement ces choix : certaines œuvres travaillent strictement à la surface, d’autres dans une relation active avec le geste ou la position du spectateur, d’autres interrogent le support lui-même (écran – caméra) ou son positionnement vis-à-vis de l’espace, d’autres encore approchent le lieu à travers une démarche plus documentaire.

Édition sur tablettes

Depuis 2013, les expositions Fenêtre augmentée sont simultanément publiées sur iPad. Elles deviennent consultables à distance, leur paysage étant vu en streaming. Dans la version en installation (à laquelle la tablette ne se substitue pas), une tension est instaurée entre le paysage réel et l’écran, qui s’exerce selon des degrés divers en fontion des lieux : à Paris, l’écran était installé à l’endroit de la vue elle-même ; à Prats-de-Mollo, caméra et écran sont distants mais partagent le même environnement proche ; à Marseille, l’écran est réellement dissocié de la caméra et propose une vision à distance, qui convoque davantage une dimension de webcam.

La version sur tablettes accentue cette tension de par le temps réel de l’image ; elle la déploie et la renouvelle, en situation de mobilité. Le paysage qui constitue le support des œuvres est perçu à très grande distance mais en direct ; elles se retrouvent localisées selon une nouvelle modalité. La tablette introduit une dimension temporelle dans ce rapport de représentation entre caméra et écran, territoire et œuvres, spectateur et paysage. Elle propose, à distance, une réactualisation permanente de leurs enjeux.

Télécharger les éditions sur iPad : Fenêtre augmentée Collioure, Marseille et Fort Lagarde

Catalogue : Flatland

Flatland, catalogue du projet sur iPad, co-dirigé par Thierry Fournier et J. Emil Sennewald, éditions Pandore 2014.

Echolalie

collectif de curatoriat, production et critique, 2006-2007

Collectif de curatoriat, production et critique, 2006-2007
Thierry Fournier, Marie Husson, Jean-François Robardet (artistes), Myriam Marzouki (metteur en scène), Daniel Migairou (producteur), Valérie Pihet (Sciences Po – Ecole des Arts Politiques), Isabelle Pellegrini (auteur), Gérald Gauguier (chargé de communication).

Collectif consacré aux créations interdisciplinaires actif de 2006 à 2008, Écholalie a exploré les transferts entre arts visuels, spectacle vivant, médias numériques et écriture. Son projet se fondait sur un constat critique de l’état actuel des savoirs, des informations et des moyens mis à la disposition des artistes engagés dans ces champs de recherche. Echolalie a organisé en 2007 un cycle de cinq conférences avec Miguel Benasayag (philosophe et psychanalyste), Samuel Bianchini (artiste), Céline Flécheux (philosophe), Per Hüttner (artiste) et Bruno Latour (philosophe, anthropologue et sociologue) ainsi que la manifestation Open 2007 qui présentait des travaux de Samuel Bianchini, Manuel Coursin et Théo Kooijman, Emma Dusong, Juliette Fontaine, Pascal Kirsch, Bénédicte Le Lamer et des artistes membres du collectif.

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