Collection Artem

Création d’une collection publique en école d’art
Thierry Fournier & Jean-François Robardet
Ecole nationale supérieure d’art et de design de Nancy, Artem

Conçu et coordonné par Thierry Fournier et Jean-François Robardet (artistes et curateurs), le projet Collection s’inscrit dans le cadre de l’Alliance Artem, qui réunit l’École nationale supérieure d’Art et de Design de Nancy, Mines Nancy et ICN Business School. Il est mené par l’atelier Artem Collection, coordonné par les deux artistes, qui réunit 15 étudiant·es des trois écoles. L’atelier invite tout·es les étudiant·es de l’école d’art qui le souhaitent (4e et 5e année) à leur présenter leurs travaux et sélectionne certains d’entre eux pour une exposition collective. Un comité d’acquisition indépendant rencontre ensuite les artistes et sélectionne quatre œuvres qui font l’objet d’un achat par Artem. Ces acquisitions sont financées par Artem, Artem Entreprises et l’ENSAD Nancy.

Collection Artem permet à la fois de soutenir les travaux des jeunes artistes dès leur début de carrière, d’inscrire l’action d’Artem dans la durée, tout en constituant un fonds susceptible de se valoriser à long terme. Il introduit au sein d’une école d’art une réflexion et un débat sur les mécanismes de soutien auxquels les jeunes artistes seront confronté·es ultérieurement.

Collection 2018

Le 16 février 2018, les œuvres de Juliette Hippert, Clara Sobieski et Alexandre Villevandre ont été sélectionnées pour intégrer la Collection Artem, première collection publique dans une école d’art en France, à l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy.

Les œuvres ont été choisies par un comité d’acquisition indépendant composé de Maude Maris et Stéphane Thidet (artistes) et Raphaëlle Friot (coordinatrice Artem, secrétaire générale Artem-Nancy), parmi une présélection exposée en février 2018 avec des œuvres de Pierre André, Quentin Gaudry, Mathilde Gérard, Juliette Hippert, Élodie Paupe, Cécile Pétry, Rémy Pommeret, Louison Rivière, Clara Sobieski, Tiphaine Stainmesse, Marianne Thibault, Marina Uribe et Alexandre Vilvandre. 

Atelier Artem Collection 2018 : Thierry Fournier, Jean-François Robardet (artistes et curateurs, coordinateurs), Mathilde Arnal, Alix Bardy, Victoria Clemens, Nabila Halim, Fabien Karp, Pauline Quille, Gil Zinck (ENSAD), Benoît Fergelot, François Fotré, Hirvin Pena-Pitra (Mines Nancy), Mathilde Borges, Léa Coudray, Alice Devès, Manon Fontaine, Jade Nguyen-Choleau (ICN Business School)

École nationale supérieure d’art et de design de Nancy
1 place Charles Cartier-Bresson 54000 Nancy
www.ensa-nancy.fr

Facebook, Instagram, Twitter : collectionartem

antiAtlas Journal

Direction artistique, depuis 2016
www.antiatlas-journal.net

Revue numérique annuelle, bilingue et gratuite, antiAtlas Journal ouvre un espace éditorial dédié à une approche radicalement transdisciplinaire des frontières contemporaines. La revue prolonge les réflexions et les expérimentations menées par le groupe de recherche antiAtlas des frontières : colloques, publications, conférences, expositions… Reposant sur une collaboration entre chercheurs et artistes, elle expérimente de nouvelles pratiques d’édition et de modélisation de la recherche. Elle est dirigée par Jean Cristofol, Thierry Fournier, Anna Guilló et Cédric Parizot. Elle est consultable sur le web (desktop, tablettes et mobiles) et en PDF.

Design

Conçue et dirigée par Thierry Fournier, la conception éditoriale et graphique de la revue s’empare des potentialités d’une publication numérique pour étendre l’expérience de lecture de textes de recherche. Son design par « nappes » pour chaque article permet plusieurs niveaux de découverte : celui du texte, mais aussi le réseau et le paysage qu’il constitue avec l’ensemble de son iconographie. En ouvrant des voisinages et de circulations multiples entre textes et images, on autorise ainsi des parcours transversaux et des échelles variables de perception, qu’une organisation linéaire ne permettrait pas – bien qu’elle soit toujours disponible par la version PDF. Certaines très grandes images débordent largement des écrans : la circulation exclusive dans une image devient un des récits proposés, au même titre que la circulation dans un texte.

Displays

groupe de recherche, EnsadLab (en cours)

Groupe de recherche, EnsadLab, Ensad (en cours)
Coordination : Thierry Fournier et J. Emil Sennewald, critique, journaliste et enseignant-chercheur
http://displays.ensadlab.fr
Twitter : @displayslab

Proposé et coordonné par Thierry Fournier (artiste, curateur et chercheur), avec J. Emil Sennewald (critique, journaliste et enseignant-chercheur), le groupe de recherche Displays vise à interroger et expérimenter les formes de l’exposition dans un contexte post-numérique, qui se caractérise par une présence permanente du numérique et du réseau dans l’ensemble de la culture et des pratiques. Cette évolution a d’ores et déjà transformé les œuvres, les modes de collaboration, les pratiques curatoriales, la critique et la médiation, le public et son regard. Elle implique aussi une prise en compte de la matérialité du numérique et de ses processus, après une période historique marquée par une idéologie de la dématérialisation. Une porosité s’instaure également entre les pratiques, comme par exemple celles des artistes, des commissaires et du public dans le cas de la curation – pratique de réinterprétation et d’échange attestant du statut conversationnel des médias.

Prenant en compte l’ensemble de ces questions, notre recherche s’intéresse à la manière dont elles modifient la pensée et la pratique des expositions, autant pour les rôles de leurs acteurs, que les objets, les espaces et les réseaux qu’elles investissent. Notre approche est celle d’une recherche par l’exposition, celle-ci étant abordée comme situation d’expérimentation impliquant un ensemble d’acteurs, d’objets, de modes de production et de valorisation, d’espaces et de temporalités. L’exposition est considérée ici comme moment d’un processus davantage que son terme, expérimentable et discutable par ses différents acteurs (artistes, public, curateurs, muséographes critiques…), dans la perspective d’une approche critique de leurs interactions.

Ce programme s’articule autour de trois problématiques principales qui concernent aussi bien la forme même des expositions que les relations qu’elles entretiennent avec leur contexte. Elles sont rapidement présentées ici avec les axes de recherche et de création qu’elles peuvent susciter :

1. Quoi. Comment évoluent les objets de l’exposition, des « expôts » et œuvres vers les gestes, les situations performatives, les expérimentations et les processus de production ? Comment les éditions numériques (qui sont elles-mêmes des processus évolutifs et plus seulement des publications) et les formes mobiles contribuent-elles à de nouvelles formes curatoriales ? Comment interviennent les questions relatives à la reproductibilité et à la simulation ? Les expériences de co-création menées dans le cadre muséographique peuvent-elles aussi concerner les expositions en art ?

2. Qui. Comment évoluent les relations au public et par qui sont conçues les expositions ? Comment évoluent les attentes et les pratiques des spectateurs, la distribution (ou recouvrement) des rôles entre artistes, commissaires, critiques, muséographes, scénographes ? Comment le relier au contexte de la critique institutionnelle ? Comment expérimenter avec et en présence du public ? Sous quelle forme et avec quels enjeux l’interactivité participe-t-elle aujourd’hui aux formes curatoriales ? Quels sont les objectifs et enjeux de la participation et notamment des réseaux sociaux dans les musées et les expositions ?

3. Où. Comment évolue l’espace et les lieux de l’exposition ? Une partie importante de l’accès à l’art et à la culture s’effectuant désormais en ligne, comment évolue la spécificité d’expérience des expositions ? Quelles formes s’inventent-elles alors dans un dialogue entre l’espace réel et le réseau ? Comment relier l’espace collectif de l’exposition et la pratique individuelle du web et des mobiles ? Comment mettre en œuvre une critique et une émancipation vis-à-vis des logiques de l’économie de l’attention ? Comment qualifier et critiquer les relations entre musées, expositions en ligne et bases de données ?

Crédit photographique : Laura Gozlan, Remote viewing, 2014

Umwelt

projet de recherche, EnsadLab / Diip, 2011-2012

Projet de recherche Ensad / EnsadLab – programme Diip, 2011-2012
Conçu et coordonné par Thierry Fournier
Equipe : Clémence Homer, Tomek Jarolim, Dominique Peysson, Benoit Verjat.

Umwelt est un projet mobile de prise et consultation de notes mixtes (manuscrit haute définition, clavier, dessin, hypermedia, tags…) utilisable dans tous types d’environnements : voyages, repérages, répétitions, conception ou séances de travail, architecture et design, mode, observations, « terrains » en sciences sociales, notation musicale, etc. Il s’adresse donc autant à des usages professionnels que privés, généraux ou spécialisés, documentaires ou fictionnels. Il se fonde sur plusieurs dimensions : pratique manuscrite, structuration de la mémoire, intégration de l’environnement, interopérabilité.