Installation (2015)

Dans un espace semblable à un studio de musique déserté (pieds de micros, enceintes, câbles…), la présence des spectateurs fait apparaître le son d’un orchestre symphonique qui s’accorde, instrument par instrument. L’accordage ne s’arrête jamais : l’orchestre peut parfois se reconstituer presque en tier lorsqu’un groupe est présent mais le son demeure en suspens, naissant et disparaissant au gré du comportement des spectateurs.

Dans cette relation en miroir entre les visiteurs et les musiciens absents, on expérimente l’émergence d’une action collective, à travers l’archétype qu’en constitue un orchestre. D’autres visiteurs pourraient entrer, la musique pourrait commencer, mais elle reste au seuil. Un collectif demeure fragile et « en formation ».

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Enregistrement des musiciens de l’Orchestre national de Lille, mars 2015 :

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Avec la collaboration de l’Orchestre national de Lille

Ingénierie, son et collaboration artistique : Jean-Baptiste Droulers
Programmation informatique : Mathieu Chamagne
Dispositif de captation : Alexandre Saunier
Tournage trailer : Emmanuel Simiand
Production : Bipolar / Mathieu Argaud
Production déléguée : SMartFr / illusion & macadam
Coproduction : Lille3000 / Festival Renaissance, Orchestre National de Lille, Pictanovo
Avec le soutien du DICRéAM (Ministère de la Culture et de la Communication / CNC) et du Fresnoy – Studio National des arts contemporains

Photographie orchestre © Ugo Ponte 2015