Installation, 2022
Film 4K sonore, écran LCD 24 pouces de récupération, plaque de leds 60 x 40 cm, impressions sur transparents, papier, calque, adhésif, câbles, ordinateur portable, haut-parleur bluetooth, tables, 500 x 70 x 80 cm, 2023.
Le projet L’insu s’intéresse aux idéologies véhiculées par l’économie de marché sur la science et la recherche, notamment à travers les banques d’images.
Un programme génératif monte à l’infini des vidéos de stock qui évoquent la science : laboratoires, chercheurs·euses, etc. Leur esthétique lisse et interchangeable, techniciste et faussement inclusive pourrait s’appliquer tout aussi bien à des entreprises ou à des startups. Ces images débarrassées du réel et de toute conflictualité véhiculent une idéologie de progrès, d’efficacité et de performance. À ces vidéos, le film superpose des phrases qui les questionnent.
L’installation présente ce film sur une très longue table, avec un laptop, une dalle d’écran démonté et 75 impressions sur transparents des images et des phrases du film. Elle forme comme un flux sans cesse renouvelé.
Quelle est l’incidence de ces images ? En quoi contribuent-elles à un imaginaire collectif de la science et aux attentes de la société ?
Version en installation
Création en résidence à Turbulence, espace d’art d’Aix-Marseille Université (site Saint-Charles), à l’invitation de l’artiste et chercheur Damien Beyrouthy, dans le cadre du projet de recherche Épistémologies pour médium.




Film seul
Le film a été créé en mai 2022 dans l’exposition Supplementary Elements à l’Université de Strasbourg, sous le commissariat de Emeline Dufrennoy. Empruntant aux codes des diffusions publicitaires, l’installation de l’œuvre à Strasbourg, sur un écran géant de leds en vitrine, face au tramway et au pied de l’École doctorale, redouble la dimension publique de ce questionnement.





