Écran OLED 75 pouces, clé USB, vidéo 1080p, muette, 14h, 195 x 110 x 10 cm, 2020-2025
Posé au sol, un très grand écran reconstitue l’image d’une pierre tombale dont les inscriptions ne cessent de se réécrire, comme si elle était restée vivante. Son prénom, ses dates et son épitaphe s’effacent et se réécrivent constamment, souvent très vite et inachevées.
Alors que les morts sont ceux qui, par définition, ne répondent plus jamais, Grave instaure la fiction d’une mort zombie, que la technologie aurait pervertie et qui continuerait à bugger ad vitam æternam, s’interrogeant sans cesse sur sa vie et la meilleure manière de la résumer.
Le projet évoque ironiquement l’idéologie transhumaniste d’une réécriture illimitée de la vie, où tout serait toujours possible, y compris après la mort. C’est aussi une vision de l’enfer, là où les âmes continueraient d’errer sans jamais en finir ni trouver la paix.
Le nom qui figure sur la pierre tombale est alternativement John ou Jane Doe, terme utilisé dans les pays anglophones pour les personnes inhumées inconnues. La date du décès varie constamment, mais la naissance est toujours en 2020, date de création initiale de l’œuvre.
Production avec le soutien de la Biennale Chroniques, 2020










