Installation, 2018. Vidéo (format 1:2.35, couleur, son stéréo, 1h40, en boucle), bras robotisé, ordinateur et programme, bois, toile, aluminium, vidéoprojection sonore, hauts-parleurs et amplificateur, tapis de danse, matériaux divers, 600 x 600 x 215 cm.
Adaptation et direction d’acteurs Thierry Fournier et Jean-François Robardet. Avec: Emmanuelle Lafon (voix de Richard), Pierre Carniaux, Eloïse Chabbal, Aurélie Claude, Charles Gonin, Mathieu Guigue, Sophie Jaskierowicz, Marianne Kaldi, Emilie Legret, Alexia Mérel, Claire Moindrot, Judith Morisseau, Tram Ahn Ngô, Sandrine Nicolas
Voir la bande-annonce : https://youtu.be/-fLL6qYCOtw
Voir également : Seul Richard (film)
La pièce Richard II de William Shakespeare (1595) dépeint avec une modernité troublante le délire narcissique d’un pouvoir solitaire. Premier long-métrage de l’artiste plasticien Thierry Fournier, Seul Richard le met en scène en confrontant un Richard invisible en caméra subjective, dont la voix est jouée par Emmanuelle Lafon, et son peuple qui s’adresse à lui, incarné par des acteurs·trices et des étudiant·es, dans un parc et une forêt. Tourné en quelques jours avec une seule caméra, une grande économie de moyens, dix interprètes amateurs et quatre acteurs professionnels, tous en lecture comme dans une assemblée, ce film propose une métaphore poétique et politique dont l’écran serait à la fois le miroir et l’interface. Les interprètes font face à une caméra subjective tournée en steadycam qui est comme l’œil de Richard : ils s’adressent à lui.
Richard prend ici la forme d’un grand bras robotisé qui dialogue sur un plateau avec un film qui comprend tous les autres personnages – en même temps qu’il le manipule : cadre, flou, vitesse… Une confrontation se déploie alors entre acteurs et amateurs, machine et vivants, humains et non-humain, divin et profane. Elle ouvre de multiples questionnements sur le pouvoir, la technique et le politique, le genre, la manipulation de la parole et de l’image, la présence et l’absence au monde.
Documentation vidéo :
Design de l’installation avec Jean-Baptiste Droulers en dialogue avec l’atelier du Fresnoy, programmation Etienne Landon et Mathieu Chamagne, montage son et mixage avec Marie Léon.
Production du film : Pandore Production, Ensad Nancy (atelier de recherche et création Electroshop), avec le soutien de la Région Lorraine, de la Chartreuse-CNES et du Dicréam / CNC. Production de l’installation : Le Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains.


